
Le burn-out n'est pas une faiblesse, c'est un signal
- Joan Caquereau
- 12 janv.
- 2 min de lecture
Il arrive un moment où continuer n’est plus possible.
Pas parce que l’on est fragile.
Pas parce que l’on manque de volonté.
Mais parce que quelque chose, profondément, demande à être entendu.
Le burn-out n’est pas une faiblesse.
C’est un signal du corps, du cœur et du système nerveux.
Quand le corps parle à la place des mots
Avant le burn-out, il y a souvent des signes discrets :
une fatigue qui ne passe pas
un sommeil non réparateur
une irritabilité inhabituelle
une perte de sens
le sentiment de devoir “tenir encore un peu”
Puis un jour, le corps dit stop.
Non pas pour punir, mais pour protéger.
Le burn-out n’est pas un manque de courage
Les personnes que j’accompagne – et que j’ai accompagnées comme soignant – sont souvent :
engagées
consciencieuses
sensibles
responsables
très investies dans leur travail et leurs relations
Il touche rarement les personnes indifférentes
Il touche souvent celles qui donnent trop longtemps sans se préserver.
Faire moins, c’est parfois déjà beaucoup
Dans le burn-out, on entend souvent :
“Je devrais faire plus…” “Je devrais me bouger…” “Je devrais m’en sortir.”
Et si, au contraire, la guérison commençait par :
faire moins
ralentir
respirer
écouter ce qui est encore possible
Le yoga que je transmets n’est pas un yoga de performance
C’est un yoga de permission. Permission de :
ne pas aller bien
s’arrêter
reprendre contact avec le corps sans le brusquer
La nature comme soutien, pas comme obligation
La forêt n’est pas un remède miracle.
Mais elle offre quelque chose de précieux :
un rythme plus lent
un silence qui apaise
une présence sans jugement
Marcher quelques minutes
S’asseoir contre un arbre
Respirer simplement
Parfois, c’est suffisant pour aujourd’hui
Écouter le signal, pas le combattre
Le burn-out n’est pas un ennemi à vaincre.
C’est un message à décoder.
Un message qui dit peut-être :
Tu es allé trop loin
Tu t’es oublié
Tu as besoin d’un autre rythme
Tu mérites autant de soin que tu en donnes
Pour ceux qui traversent cette période
Si tu lis ces lignes et que tu es concerné :
tu n’es pas faible
tu n’es pas seul
tu n’as rien raté
Tu es peut-être simplement à un endroit de bascule.
Un endroit inconfortable, mais porteur de transformation.
Prendre soin commence souvent par écouter.
Joan
ASSC – Enseignant de Yoga
Entre Terre et Arbres - Yoga & Padabhyanga

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